À Fécamp, Pierre de Seine (Groupe Odyssée Immobilier) a lancé la commercialisation de la Résidence Vincelli, un projet de réhabilitation qui entend bien faire du neuf avec de l’ancien.
Si l’adresse est bien connue pour y avoir abrité Monoprix, bientôt, 38 logements ainsi que des commerces vont redonner vie aux anciennes façades des Galeries Modernes et surtout, offrir une nouvelle jeunesse à ce bâtiment emblématique auquel les Fécampois.e.s sont particulièrement attaché.e.s !
Un pan de l'histoire qui ne demandait qu'à renaître
Il y a les bâtiments que l’on remarque, et puis ceux devant lesquels on est passé mille fois sans forcément connaître leur histoire.
Les anciennes Galeries Modernes font partie du paysage fécampois. En plein cœur de la rue piétonne, l’adresse a longtemps été un incontournable de la vie commerçante locale. À la fin du XIXe siècle, Gustave Couturier y ouvre les Nouvelles Galeries, un grand magasin de « Nouveautés » où l’on vient acheter, regarder, flâner… bref, faire un peu de shopping, bien avant que le mot ne s’invite dans notre quotidien.
Au fil des décennies, les Nouvelles Galeries deviennent les Galeries Modernes. Les générations passent, les enseignes évoluent, mais le bâtiment reste une adresse familière du centre-ville.
Jusqu’à la fermeture de sa dernière grande enseigne, Monoprix. En 2018, la disparition du magasin suscite d’ailleurs une véritable mobilisation locale : une pétition est lancée par des Fécampois pour tenter de préserver l’enseigne, sans succès. Depuis, le bâtiment attendait sa prochaine vie. C’est chose faite aujourd’hui !
Des Galeries Modernes à la résidence Vincelli
Rue Jacques Huet, à l’angle de la rue du Marché, le bâtiment va accueillir 38 appartements, du studio au 4 pièces, ainsi que des commerces en rez-de-chaussée.
Et pas question de faire table rase du passé. Le projet imaginé par l’architecte et figure locale Laurent Le Bouëtté, de l’agence Artefact, prévoit une réhabilitation complète du bâtiment, avec restauration des façades, des modénatures, des bandeaux et des corniches.
Les grandes ouvertures en arc, qui faisaient autrefois entrer la lumière dans les espaces commerciaux, sont conservées et retrouvent leur verticalité. La toiture est entièrement refaite, tandis que la charpente bois historique est consolidée et traitée.
En clair : on garde le caractère, on améliore le confort. Une recette plutôt efficace quand on veut faire dialoguer patrimoine et vie contemporaine.
Un patrimoine valorisé et des prestations à la hauteur du défi à relever
Derrière les belles façades, la Résidence Vincelli proposera des appartements pensés pour les usages d’aujourd’hui et des commerces en rez-de-chaussée qui viendront en complémentarité de la dynamique déjà instaurée.
Attention, on dégaine le catalogue commercial des prestations soignées, mais nous aussi, ça nous a fait rêver en lisant le communiqué : le bâtiment historique offre notamment de belles hauteurs sous plafond et de grandes ouvertures cintrées pour une lumière et des volumes généreux garantis. Selon les configurations, certaines pièces pourront même accueillir une mezzanine.
Balcons, loggias…et certains logements (donc propriétaires !) auront la chance de profiter de terrasses privatives aménagées, suspendues au-dessus des toits de Fécamp.
À l’intérieur : parquet dans les pièces de vie, salles d’eau équipées, robinetterie Grohe, cuisines pré-équipées ou kitchenette équipée dans les studios, chauffage individuel piloté par thermostat, pompe à chaleur collective pour la production d’eau chaude et isolation thermique par l’intérieur.
Côté parties communes, la carte du chic se joue avec hall décoré et circulations habillées d’une moquette esprit hôtel.
Pas de doute, Pierre de Seine met tout son coeur à l’ouvrage !
Résidence Vincelli : une adresse avant tout
C’est probablement l’un des gros atouts de l’adresse : son emplacement.
Au coeur du centre historique, le bassin Bérigny à cinq minutes et la plage à une dizaine de minutes. Les halles et le marché hebdomadaire sont voisins, tout comme les commerces, restaurants, cinéma, médiathèque, musée des Pêcheries ou encore établissements scolaires.
Et pour le reste, pas besoin de chercher bien loin : port, front de mer, falaises et GR21 composent le décor autour de la ville.
Avec des prix à partir de 99 000 €, la résidence s’adresse aussi bien aux propriétaires occupants qu’aux investisseurs. Le programme est par ailleurs éligible au dispositif Denormandie, dédié aux opérations de réhabilitation dans les centres-villes.
Et notre petit doigt nous dit que le lancement commercial à l’été 2026 annonce un joli succès pour cette résidence. Il faut dire que l’opportunité ne se représentera pas deux fois de pouvoir emménager dans une partie de l’histoire de la ville et ça, certains l’ont déjà bien compris.
Résidence Vincelli va donc s’installer dans un lieu qui a déjà connu plusieurs vies.
Et quelque part, c’est peut-être ça, le vrai luxe d’une réhabilitation : ne pas faire disparaître les lieux emblématiques qui font l’identité architecture d’une ville mais les chouchouter au fil des décennies.
Pour baptiser cette résidence, Pierre de Seine est allé chercher du côté d’une autre figure emblématique de Fécamp : Dom Bernardo Vincelli
Ce moine de l’abbaye de Fécamp auquel la légende attribue, au XVIe siècle, l’élaboration de la recette originale de la célèbre liqueur. Mais l’histoire ne s’arrête pas là.
Face au Palais Bénédictine se trouve la Villa Vincelli, construite à la fin du XIXe siècle pour la famille d’Alexandre Le Grand, le négociant havrais qui a largement contribué à la redécouverte, au développement et au rayonnement de la Bénédictine. Un patrimoine familial, industriel et architectural qui raconte une époque où Fécamp était en pleine effervescence.
Et pour ne rien faire à moitié, le lancement de la résidence s’est naturellement déroulé au Palais Bénédictine. La boucle est bouclée !