Vendredi 25 septembre, nous avons assisté à la (presque) première pierre de Rodbæk Village, à Darnétal. Nouvelle vie, nouveau décor pour ce projet de renouvellement urbain qui fait le pari de conjuguer logements et nature, au cœur de deux hectares bordés par le Robec. Après la démolition de bâtiments devenus vétustes, place à un village où la faune et la flore ont aussi leur mot à dire. Ici, c’est clair : c’était mieux après !
La "Presque" première pierre : toute une symbolique
Dans la vie d’un projet immobilier, certaines étapes comptent plus que d’autres. La pose de la première pierre en fait partie. C’est l’occasion de réunir partenaires, élus et équipes sur le terrain qui accueillera, quelques mois plus tard, ses nouveaux habitants.
À Rodbæk Village, les équipes de LogiH Normandie ont toutefois quelque peu bousculé le protocole puisque le chantier est déjà bien avancé ! Et alors ? Quelle bonne idée ! Un bel été indien comme on les aime, une guitoune plantée au cœur du chantier, des discours bien rodés et une citronnade bien fraîche : il n’en fallait pas davantage pour célébrer ce projet.
Et nous avons découvert un projet qui entend bien changer le visage du site, tout en conservant ce qui fait sa singularité : sa proximité avec la nature.
Car ici, pas question de parler simplement d’une nouvelle résidence. Le choix du nom n’est pas anodin : c’est bien un village qui prend forme, à quelques minutes de Rouen, en limite de Saint-Martin-du-Vivier. Et le cadre s’y prête particulièrement bien.
La définition parfaite du renouvellement urbain
Vous cherchez encore la définition du renouvellement urbain ? C’est ici, à Rodbæk Village que vous la trouverez. L’ancien ensemble de logements sociaux, qui avait progressivement vieilli (doux euphémisme), laisse place à une opération à taille plus humaine, pensée pour mieux s’intégrer à son environnement.
Rodbæk Village comptera 104 logements, répartis entre 47 maisons individuelles et 57 appartements. L’architecture privilégie les petits collectifs et des maisons de ville, en rupture avec l’image du quartier.
Autre particularité du projet : Rodbæk Village ne s’adresse pas à un seul profil d’habitant. L’opération mêle accession à la propriété, location et location-accession, avec notamment des logements proposés dans le cadre du PSLA.
Ce dispositif permet à des ménages sous conditions de ressources de devenir progressivement propriétaires de leur logement. Dans un premier temps, ils l’occupent en tant que locataires tout en constituant une part acquisitive, avant de pouvoir lever leur option d’achat. En bref, on loue quelques mois avant d’acheter, une mécanique sécurisante et très intéressante.
Le programme intègre également du logement locatif intermédiaire (LLI) via CDC Habitat, destiné à proposer une offre locative à des ménages qui ne relèvent pas nécessairement du logement social mais peuvent rencontrer des difficultés à accéder aux prix du marché.
Cette diversité des statuts traduit une volonté d’accompagner plusieurs parcours résidentiels au sein d’un même quartier : devenir propriétaire, louer son logement ou préparer progressivement son accession.
Habiter au vert, sans s’éloigner de la ville
C’est finalement peut-être là que réside l’identité de Rodbæk Village. À quelques kilomètres de Rouen, le projet mise sur un équilibre entre proximité urbaine et environnement naturel.
Avec le Robec en voisin direct, des jardins potagers et un centre équestre à proximité, le site possède déjà une vraie personnalité. Le projet a choisi de composer avec cet environnement plutôt que de le gommer.
Le village s’organisera notamment autour d’un parcours piéton le long du Robec, complété par une piste cyclable dans la continuité des aménagements réalisés pas la Métropole Rouen Normandie en faveur des mobilités douces. Jardins potagers partagés et espace commun ont aussi été imaginés pour vivre une véritable ambiance de village.
Ici, la nature n’est donc pas seulement un joli décor pour les futures vues depuis les balcons et terrasses. Elle fait partie du projet dès sa conception. Maintien des corridors écologiques, gestion alternative des eaux pluviales, limitation des surfaces imperméabilisées, circulations douces et conception paysagère accompagnée par un écologue : Rodbæk Village multiplie les attentions pour préserver et renforcer la biodiversité du site.
Un programme fourni de plantations viendra enrichir le paysage, avec des essences pensées pour favoriser la biodiversité mais aussi l’autoconsommation fruitière.
Rodbæk Village pourrait bien devenir un véritable observatoire de la faune et de la flore…C’est tout ce qu’on souhaite aux futurs habitants : avoir la nature aux premières loges !
La (presque) première pierre marque donc le début d’une transformation qui dépassera largement la construction de nouveaux bâtiments. C’est tout un morceau de ville qui change de visage : un ancien quartier appelé à laisser place à un village ouvert sur son environnement, plus végétal, plus diversifié et pensé pour plusieurs façons d’habiter.
Joël Soury, architecte de l’opération pour le cabinet Gris Souris, a même lancé une idée durant cette presque première pierre : et si les mobilités douces intégraient aussi la possibilité de rejoindre la ville… en canoë, via le Robec ? Pratique pour faire un petit détour par l’École nationale supérieure d’architecture, elle aussi installée à Darnétal !
L’idée n’a pas été retenue à ce stade, mais fort heureusement, Joël Soury n’en a pas fait tout un fromage… Lucien.
Goodmood bis : au détour d’une promenade, rendez-vous sur place, un artiste graffeur bien connu des rouennais a célébré Rodbæk Village à sa façon…Un certain Ecloz…Promis, vous ne le regretterez pas.