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190 000 logements manquants : le chiffre qui claque

Produire, innover, recruter… oui. En Normandie ? Encore mieux ! Mais encore faut-il des logements pour celles et ceux qui font tourner les usines.

C’est le constat, sans détour, posé par la dernière étude de la CERC Normandie, commandée par Action Logement et la FFB Normandie, présentée en fin d’année 2025. Un document qui met des chiffres sur une réalité de plus en plus visible : le logement est devenu l’un des principaux freins au développement industriel dans notre région. Et ça fait des années que les professionnels du secteur le crient haut et fort… ! 

Pour bien comprendre les enjeux et les résultats de cette étude, nous sommes allées à la rencontre d’Alain Piquet, président du CRAL Normandie (Comité Régional Action Logement). Il tient d’abord à nous rappeler ce qu’est Action Logement : « Action Logement, c’est la participation des entreprises à l’effort de construction, 70 ans d’activité pour servir le logement au service de l’emploi. » C’est OK, on a la bonne personne devant nous pour parler de ce sujet !

Des chiffres, et pas des moindres !

Accrochez-vous : 190 140 logements seront nécessaires d’ici les dix prochaines années sur les 10 Territoires d’Industrie normands. À cela s’ajoute un besoin spécifique, plus ponctuel mais tout aussi massif : 29 580 logements temporaires pour accueillir les salariés mobilisés sur les grands chantiers nucléaires de Penly et du Cotentin.

En clair, Alain ? « Nous savons aujourd’hui qu’un certain nombre d’industriels, de toutes tailles et de toutes activités, s’installeront sur nos Territoires d’Industrie. Ils sont identifiés. Aujourd’hui, ce qui nous intéresse, c’est de voir combien d’emplois seront créés, combien de salariés viendront sur nos territoires et comment les loger ». Sans solution rapide et adaptée, les entreprises pourront investir… mais peineront à recruter. Un paradoxe bien connu des territoires industriels : l’emploi est là, le logement beaucoup moins. HELP !

Territoires d’Industrie : attractifs mais...

En Normandie, la tension sur le logement se concentre très clairement sur plusieurs Territoires d’Industrie particulièrement dynamiques, où les projets s’enchaînent à un rythme inédit.

On citait plus haut le Cotentin ou encore Penly, avec leurs chantiers nucléaires de grande ampleur. Même pression dans les Collines de Normandie, autour de Flers, où l’industrie reste un pilier de l’économie locale, ou encore sur Caen la mer Industrie, territoire en forte mutation mêlant activités industrielles, innovation et attractivité métropolitaine.

Plus au Sud et à l’Est, des territoires comme Lisieux – Vallée d’Auge, Alençon ou le Pays de Bernay, de Conches, du Neubourg et du Sud de l’Eure doivent absorber à la fois des besoins résidentiels classiques et des arrivées de salariés liées à des projets industriels structurants.

Sur l’Axe Seine, cœur industriel stratégique entre Rouen et Le Havre, la pression est encore plus marquée. Réindustrialisation, logistique, grands projets énergétiques et portuaires attirent des profils variés, du technicien au cadre, accentuant la tension sur le parc de logements. Même constat sur Dieppe – Côte d’Albâtre ou dans la Vallée de la Bresle, territoire historiquement industriel, notamment dans la filière du verre et du luxe, qui peine aujourd’hui à loger ses actifs à proximité de leur lieu de travail.

Autant de territoires où l’enjeu est désormais clair : sans logements, pas de développement industriel durable. Résultat : une pression démographique ciblée, rapide et brutale.

Le problème ? Pardon… les problèmes ? Des délais administratifs longs, une rareté du foncier, des contraintes réglementaires strictes, notamment liées au Zéro Artificialisation Nette (c’est là qu’on glisse notre Big Up à nos aménageurs chéris) et un parc de logements existants pas toujours adapté aux nouveaux profils de salariés.

Ouvriers qualifiés, techniciens, cadres, familles, salariés en mobilité temporaire… les besoins sont multiples, mais l’offre peine à suivre.

Le logement, un outil économique indispensable

Face à ce constat, Action Logement va qualifier les besoins : « besoins de construction mais aussi, plus largement, besoins de mises à disposition de logements : à construire, à récupérer sur le stock de logements vacants, à imaginer en modulaire, … », nous précise Alain Piquet. 

Et certains acteurs ont décidé d’agir, dès maintenant. C’est le cas, bien sûr, du groupe Action Logement, à travers ses filiales, qui positionne clairement le logement comme un levier d’attractivité économique.

Par exemple, dans l’Eure, sur la commune de Val-de-Reuil, le programme Villa Serena, porté par 3F Normanvie, en est une illustration concrète. 105 logements, du T2 au T4, livrés début 2027, dont 55 % fléchés vers les salariés du territoire. Un choix assumé, qui inverse presque la logique habituelle du logement social.

Ici, le logement n’est pas seulement un toit : c’est un outil pour sécuriser l’emploi, fidéliser les salariés et accompagner le développement des entreprises locales.

Et dans cet exemple précis, il ne s’agit pas seulement de construire davantage mais de construire autrement. Le projet Villa Serena mise ainsi sur le bois et les matériaux biosourcés, avec à la clé 20 % d’économie carbone, près de 1 000 tonnes de CO₂ évitées, un chantier plus rapide et des nuisances limitées pour les riverains.

Une réponse à la fois environnementale, sociale et économique : le combo gagnant, bien joué 3F Normanvie !

Un enjeu collectif

« Notre priorité absolue, c’est d’être prêts au moment où les entreprises auront besoin des salariés ». L’étude de la CERC Normandie met en lumière une évidence : le logement est une condition de réussite des politiques industrielles. Sans anticipation, sans coordination entre acteurs publics, bailleurs, entreprises et collectivités, le risque est clair : des projets qui peinent à se concrétiser faute de main-d’œuvre logée.

Loger vite, bien et durablement. Parce que dormir dans sa voiture à côté du taf n’est pas une solution. C’est tout l’enjeu des prochaines années pour la Normandie, à l’heure où l’industrie revient sur le devant de la scène… et où le logement est, plus que jamais, un facteur clé de compétitivité territoriale.

Alain ? Un mot pour conclure,  quel est le principal levier pour répondre à ces besoins : « Mobilisation » !

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