Aux Jardins de l’Agora, à Cherbourg-en-Cotentin, la résidence Place des Capucines fait clairement partie des exemples à suivre. Ici, on ne célèbre pas seulement une remise de clés imminente mais l’aboutissement d’un projet qui anticipe déjà les standards environnementaux de demain.
36 logements répartis sur trois bâtiments de deux étages. Sur le papier, la résidence joue la carte de la simplicité. Dans les faits, elle s’inscrit avec finesse dans le développement du quartier des Jardins de l’Agora, vaste opération d’aménagement qui redessine les hauteurs de la ville.
Nicolas Boisroux, architecte de l’opération et cotraitant du marché de conception-réalisation mené par Bouygues Bâtiment Grand Ouest, nous explique que l’enjeu était d’abord de trouver le bon équilibre entre densité et qualité de vie. Mission réussie, le résultat se voit immédiatement : des volumes maîtrisés, une implantation qui laisse respirer les espaces. Lors de notre rencontre sur place, l’architecte nous le montrait très concrètement : « Là, on se trouve au milieu de la cour commune. On a disposé les bâtiments de façon à créer cette cour, ce lieu de vie ».
Un détail ? Pas vraiment. Plutôt une manière très concrète de penser les usages avant même de parler de mètres carrés.
La performance énergétique RE2020 seuil 2028 : ça change tout
Ce qui distingue également la Place des Capucines, c’est sa performance. Tous les logements affichent un DPE en A (le graal !) et surtout, la résidence atteint déjà le seuil carbone 2028 de la RE2020. Autrement dit : elle a quelques années d’avance dans la poche.
« Nous avons fait le choix d’aller plus loin que la réglementation actuelle », précise Sylvain Artis, responsable développement durable de la SAC Vivre et Habiter en Normandie.
Derrière cette ambition, des choix très concrets : une construction en Bio’bric, un bardage biosourcé recyclable et une production énergétique optimisée. « Sur cette opération, pour le chauffage et l’eau chaude, on a opté pour deux pompes à chaleur installées en toiture-terrasse des bâtiments ». Un dispositif peu visible certes… mais qui fait toute la différence !
Le seuil 2028 de la RE2020 ? C’est une étape clé dans le durcissement de la réglementation environnementale des bâtiments neufs. Ce seuil vise à accélérer la transition en réduisant fortement l’empreinte carbone des opérations, notamment via des exigences renforcées sur les matériaux utilisés. Il impose par exemple une part importante de matériaux biosourcés, encourage la production d’énergies renouvelables et renforce les performances globales des bâtiments, avec l’objectif de tendre vers des constructions plus durables, résilientes et autonomes.
Le projet entre désormais dans sa phase finale. « Les logements seront livrés le 15 avril prochain. Nous sommes actuellement en phase de réception », précise Matthieu Francheteau, directeur du patrimoine de Presqu’Île Habitat. Et derrière cette livraison, il y a un montage solide et structurant pour le territoire : « Nous avons plusieurs partenaires sur cette opération qui disposent de droits de réservation : l’armée, l’État, la communauté d’agglomération, la Ville et Action Logement. Ce sont également des partenaires financiers. »
Autrement dit : un projet qui ne repose pas sur un seul acteur, mais sur un véritable écosystème du logement.
Confort et cadre de vie… les locataires vont adorer
Au-delà des performances énergétiques, la résidence coche aussi les cases du quotidien : des logements lumineux avec balcons ou terrasses, des stationnements, des locaux vélos sécurisés et des espaces partagés qui encouragent les échanges.
Dans un quartier qui mise justement sur les usages collectifs (jardins, cheminements, lieux de convivialité), la résidence s’inscrit pleinement dans une nouvelle manière d’habiter.
On se lève et on applaudit ? Oui !
Ce qui frappe, finalement, ce n’est pas un élément en particulier. C’est la cohérence d’ensemble. Un projet bien situé, bien conçu, performant… et aligné avec les grandes ambitions de transitions en cours ! Bravo !