À Blangy-sur-Bresle, le quartier du Camp Comtois est en train de vivre ce que beaucoup appellent un « renouvellement urbain », mais que les habitants résument plus simplement par un : « ça change tout ». Et pour cause. Démolir, réhabiliter, reconstruire, sans perdre l’âme du lieu ni ses habitants : le projet porté par SEMINOR coche toutes les cases : utile, concret et habité.
Nous sommes ici dans un projet pensé sur-mesure pour un quartier de 140 logements devenu, au fil du temps, obsolète et peu accessible. Bref, un ensemble qui avait besoin d’un sérieux coup de neuf… sans passer par la case table rase.
Mieux reconstruire pour mieux vivre
Le projet repose sur une addition de chantiers ambitieuse : démolition de 3 collectifs, soit 60 logements devenus inadaptés + restructuration lourde et réhabilitation de 4 tours, avec création de balcons et installation d’ascenseurs sur deux bâtiments + construction de 24 logements neufs, individuels et intermédiaires.
Résultat : des logements réhabilités et des typologies diversifiées pour une vraie mixité générationnelle. Les seniors peuvent rester dans le quartier et les familles y trouver leur place !
Et ça fonctionne. Les premiers logements neufs intermédiaires et deux bâtiments collectifs réhabilités sont déjà habités. On a visité et échangé avec les équipes Séminor : Elise Roussel, la cheffe de projet et Madame Boutry, la gardienne du site.
Confort, accessibilité, économie d'énergie au Camp Comtois
Sur le plan technique, le Camp Comtois version 2026 n’a plus grand-chose à voir avec son passé. Isolation renforcée, ventilation performante, chaufferie réhabilitée, balcons flambant neufs, ascenseurs, espaces extérieurs retravaillés…
Côté performance énergétique, idem : logements rénovés labellisés BBC Effinergie Rénovation avec gains énergétiques à la clé !
Autrement dit : un projet bon pour le moral (bon bon !) et bon pour la planète.
Un quartier pensé avec ses habitants
Ce projet a été nourri par un diagnostic urbain professionnel bien sûr mais aussi par de nombreux échanges avec les habitants. L’objectif n’était pas seulement de construire mieux, mais de « faire un quartier vivant ».
Clarifier les espaces entre domaine public et espaces privés, mieux organiser le stationnement, créer des « poches résidentialisées », créer des cheminements pour que ce soit agréable de s’y balader, remplacer les étendoirs à linge (cela peut paraître anecdotique mais c’est un véritable lieu de causette entre voisins) : autant d’objectifs qui semblent remplis en cette dernière phase de chantier.
La présence précieuse de Madame Boutry, la gardienne, a permis d’offrir un suivi attentif aux locataires. En appui de son suivi de proximité, l’association INHARI est également intervenue dans le cadre de l’Accompagnement Relation Locataire, pour fluidifier les parcours résidentiels, anticiper les situations sensibles et accompagner concrètement les habitants, avant, pendant et après les travaux, notamment lorsque des relogements temporaires étaient nécessaires.
Pour les besoins de ce chantier d’ampleur, certains ont dû déménager plusieurs fois pendant les travaux, pour laisser place aux compagnons sans pour autant changer de quartier ni rompre avec leurs habitudes.
Un projet solide, financé et bien géré
Avec un budget global de 14,7 millions d’euros, le projet bénéficie d’un montage financier robuste, associant l’État, le Département de Seine-Maritime, Action Logement, la Banque des Territoires et SEMINOR. Plan de Relance, FNAP, Plan d’Investissement Volontaire : ici, les dispositifs ont été de vrais leviers pour transformer le bâti existant.
Le chantier, très avancé aujourd’hui, doit s’achever d’ici la fin de l’été.
À Blangy-sur-Bresle, le Camp Comtois montre qu’un projet de renouvellement urbain peut être techniquement exigeant ET socialement attentif. Et surtout, on prouve qu’un quartier peut changer d’image sans changer d’âme !